Module 5.Communication interculturelle : dimensions culturelles européennes et façons de communiquer

1. Introduction

S’il est vrai que les premières manifestations d’une mobilité étudiante plongent leurs racines au XVIIème siècle, dans ce fameux “Grand Tour” que réalisaient les jeunes gens de la bonne société britannique (Castillo, 2002:7), c’est au long du XXème siècle que cette mobilité a connu une croissance exponentielle. Ce thème n’a pas manqué d’attirer l’attention des chercheurs et le phénomène de la mobilité étudiante a fait l’objet de nombreux travaux (Lysgaard, 1955; Bennet, 1993; Winkelman, 1994; Baustista, 2004; Furnham, 2004; Tsokaktsidu, 2005; Soriano y Soriano, 2006). Dans cette optique, il paraît essentiel de se pencher sur le phénomène de la mobilité, quelles qu’en soient les formes, en prenant en compte deux éléments fondamentaux : le thème de l’interculturalité, et par conséquent celui aussi du « choc culturel ».

Participer à un programme de mobilité va bien au-delà du simple fait de boucler ses valises et de prendre un avion. Cela suppose, en effet, toute une série de changements et d’ajustements, tant culturels que personnels, qui prennent un relief singulier et doivent faire l’objet d’une étude en profondeur.

En premier lieu, se trouver plongé dans une culturelle nouvelle exige d’un étudiant d’échange une série d’interactions dans un milieu jusqu’alors inconnu. Il s’agit, tout d’abord, de partir d’une langue de communication commune. Il est donc indispensable, d’entrée de jeu, de pouvoir s’appuyer sur une base linguistique solide qui assure la compétence de communication. Il importe toutefois de remarquer que la compétence interculturelle va bien au-delà de la façon de communiquer verbalement et qu’elle repose, en outre, sur des échanges non verbaux (gestes, mimiques, etc.). D’autre part, s’il paraît évident que la compétence communicative constitue un élément primordial pour aborder avec succès la communication interculturelle, il faut se garder d’oublier l’existence d’un autre élément, lui aussi primordial, à savoir la connaissance de la culture d’accueil acquise préalablement.

Pendant la période d’adaptation à un nouveau pays et à son contexte culturel, les étudiants devront développer les compétences nécessaires pour rentrer en contact avec une culture autre. C’est dans cette période que doit se produire le passage graduel de l’ethnocentrisme, - phase où prédomine la célébration des us et coutumes et des valeurs propres à la culture d’origine -, à l’ethnorelativisme, phase au cours de laquelle l’étudiant, en contact avec la culture d’accueil, sera capable de discerner entre les deux sans avoir besoin de toujours les comparer ou de placer l’une des deux en position de supériorité. L’objectif de cette adaptation culturelle sera donc de permettre une immersion dans la culture d’accueil, en se dégageant des préjugés et des clichés et en se montrant réceptif à la nouveauté.

Semblablement, au cours de cette période d’adaptation, les étudiants devront affronter ce que l’on appelle le « choc culturel ». L’adaptation réussie à la culture d’accueil dépendra largement de la façon dont les étudiants feront face aux divers aspects de ce phénomène qui va exiger d’eux la connaissance préalable de la nouvelle culture, la réduction de la barrière linguistique, et une sensibilité spéciale faite d’ouverture à la nouveauté et de confiance en soi. Une fois le séjour d’étude entamé, les étudiants expérimenteront toute une série d’émotions dues à leur immersion dans cette nouvelle culture, mais si ces émotions sont mal canalisées, alors leur expérience en pays étranger pourra se révéler frustrante et l’image de la société d’accueil en sera probablement déformée.

Activité 1 :

Avoir une bonne connaissance de la langue n’assure pas la compétence interculturelle nécessaire à la mobilité étudiante...  d’après ce que tu viens de lire quels sont certains aspects de cette compétence ?

 Go to the site http://skill-assessment.suite101.com/. Do the little test there. Is this the kind of information that will help you through your international experience?

  • If yes, why?
  • If no, why not?
  • Can you add questions or examples to the list?

Afterwards: check out the page http://en.wikipedia.org/wiki/Intercultural_competence. Here you find an overview of some skills and attitudes required. Make a list of these skills and present it to some-one who really knows you very well (frined, parent, teacher). How would they score you on these competences? How do you score yourself? Youc can use for instance a scale of 1 to 5 or make a distinction between: excellent, sufficient, and insufficient.

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