Module III.Arsenaux méditerranéens et commerce entre XVIe et XVIIe siècles : le cas de Venise

4.2. Le système marchand de la muda

Dans les repères chronologiques, nous avons déjà souligné qu’à partir du début du XIVe siècle les autorités de Venise cherchaient à attribuer à l’Arsenal le monopole de la construction des embarcations de la Commune, en promouvant ce que nous pourrions appeler, en première approximation, la première entreprise de chantiers navals publique.
Les galères, propriété de l’État, étaient louées, à chaque nouvelle saison commerciale, par l’État, aux prix du marché, à des associations de marchands qui étaient intéressés à l’expansion de leurs activités dans le Levant méditerranéen.
Les magistratures d’État définissaient le mode d’utilisation des navires : la muda (le convoi) et prédisposaient chaque année, de façon détaillée, les destinations choisies, les calendriers des départs, la quantité et la typologie des produits orientaux qui devaient être ramenés à Venise.
Les convois prenaient le nom des localités traditionnelles des escales des navires vénitiens ; en ce qui concerne le commerce des épices, il s’agissait essentiellement des mude de Syrie et d’Alexandrie en Égypte.

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